Format : Conférences

  • Meetup #75 – Démystifions la création de blocs Gutenberg sur mesure

    Meetup #75 – Démystifions la création de blocs Gutenberg sur mesure

    Le meetup #75 aura lieu le 11 mai de 18h30 à 20h30 (suivi de l’after) à la Cantine numérique (La Mếlée) 27 Rue d’Aubuisson, Toulouse.

    Inscription sur Meetup

    Programme de la soirée :

    1. Introduction de la rencontre

    Présentation du groupe, du lieu et de la communauté.

    2. La revue de web

    Une sélection des tendances, ressources et bonnes pratiques du web : en attente de précision…

    3. Création de blocs Gutenberg sur mesure, par Valentin Grenier

    Tu crées des sites en Full Site Editing et tu as besoin de créer des blocs Gutenberg sur mesure, mais tu ne sais pas par où commencer ? Tu cherches une meilleure approche que celle que tu utilises déjà ? Cette conférence est faite pour toi.

    En partant d’un même bloc à réaliser, on va explorer trois chemins radicalement différents :

    • laisser l’IA de WordPress (Telex) générer le code à ta place
    • construire le bloc en PHP avec ACF Blocks
    • ou tout coder en JSX natif avec la stack officielle WordPress

    Chaque approche a ses forces et ses limites. L’objectif, c’est que tu repartes avec une vision claire de quelle méthode colle à ton profil, à ta méthode de travail et à ton client.

    Au programme :
    → Telex, le générateur de bloc par IA de WordPress : la promesse et la réalité terrain
    → ACF Blocks : tu maîtrises le HTML ? Alors ça ne sera pas compliqué pour toi de créer un bloc avec ACF
    → Bloc natif en React : la stack officielle de WordPress, sans dépendance

    Que tu sois vibe coder, développeur PHP ou JS ou tout simplement curieux, il y en aura pour tout le monde !

    5. L’after… (à partir de 20h30)

    Nous resterons sur place pour discuter, en mode auberge espagnole. Apportez quelque chose à manger ou à boire et hop le tour est joué.

  • Meetup #74 – Elementor V4 : une nouvelle génération de sites

    Meetup #74 – Elementor V4 : une nouvelle génération de sites

    Le meetup #74 aura lieu le 7 avril de 18h30 à 20h30 (suivi de l’after) à la Cantine numérique (La Mếlée) 27 Rue d’Aubuisson, Toulouse.

    Inscription sur Meetup

    Programme de la soirée :

    1. Introduction de la rencontre

    Présentation du groupe, du lieu et de la communauté.

    2. La revue de web, par Mathias Peguet

    Une sélection des tendances, ressources et bonnes pratiques du web : une bibliothèque de 9000 icônes libres de droits, divers blocs Gutenberg (extensions) : formulaire accessible, image SVG… et d’autres choses encore.

    3. Elementor V4 : une nouvelle génération de sites, par Sophie Caperaa

    Le métier d’agence web est en train de changer et les outils aussi.

    Ces derniers mois, Elementor a introduit des évolutions majeures qui ouvrent de nouvelles façons de concevoir les sites web : plus structurées, plus durables, et mieux adaptées aux enjeux business des clients.

    Mais le vrai sujet n’est pas technique.

    C’est le modèle des agences qui évolue : passer de la livraison de sites à la construction de systèmes digitaux capables de générer de la valeur dans le temps.

    Dans cette conférence, nous verrons comment s’adapter à ce changement et en tirer parti pour faire évoluer son activité, en s’appuyant sur :

    • l’approche structurée et « atomique » d’Elementor V4
    • Elementor One, qui permet d’intégrer des services à forte valeur ajoutée dans la durée
    • le programme partenaire, pour accompagner la croissance des agences

    5. L’after… (à partir de 20h30)

    Nous resterons sur place pour discuter, en mode auberge espagnole. Apportez quelque chose à manger ou à boire et hop le tour est joué.

  • L’importance du contenu pour le référencement

    L’importance du contenu pour le référencement

    On dit souvent que le contenu est roi en référencement. C’est à dire que c’est la pièce maitresse d’une bonne stratégie pour devenir visible. Et c’est vrai.

    Les algorithmes des moteurs de recherche sont en quête de sémantique. Ils veulent comprendre ce que vous faites, pourquoi vous existez et ce que vous apportez à votre audience.

    Sans contenu, il n’y a tout simplement pas de référencement.

    C’est pourquoi je vais m’attacher dans cette présentation à définir au mieux comment vous pourrez produire du contenu qui plaira aux moteurs de recherche. Ainsi vous aurez de meilleures positions, vous serez plus visibles et vous toucherez plus largement votre audience.

    Un contenu c’est quoi ?

    Commençons par le commencement, il va être nécessaire de définir un contenu.

    Bibliothèque de Contenus

    Sa version la plus basique possible sera du texte. Mais cela peut également être une image, une vidéo, un fichier audio, un PDF… En fait, dès lors que vous utilisez l’éditeur de WordPress, vous manipulez du contenu.

    Et on va le retrouver ensuite sous plusieurs formes dans votre site :

    • En articles,
    • En pages,
    • En éléments de portfolio (pour les freelances),
    • Ou encore en fiches produits (pour du e-commerce).

    Il faut produire du contenu de qualité.

    Maintenant que l’on a succinctement défini ce qu’était un contenu, je suis sûr que vous avez déjà entendu certaines de ces affirmations si vous vous êtes intéressé au référencement :

    Il y a également la version utopiste du référencement de demain :

    Fais du contenu de qualité et les liens viendront tout seul à toi.

    Ou encore l’épée de Damoclès qui s’abat sur les fainéants de la rédaction :

    Si tu ne fais pas de contenu de qualité, tu seras touché par une pénalité de type Panda !

    Vous l’aurez remarqué, il est souvent question de qualité. Mais qu’est-ce que c’est ?

    • Faut-il écrire beaucoup pour que cela soit jugé comme étant qualitatif ?
    • Est-ce qu’il faut faire appel à un rédacteur professionnel ?
    • Comment est-ce que l’on sait si on fait du travail de bonne qualité ?

    Je vous livre dans le reste du compte-rendu ma méthode pour s’approcher de ce que l’on va considérer d’une qualité suffisante.

    Les étapes pour produire du bon contenu

    C’est un processus en 6 étapes que je vous présente là. Il va d’abord falloir sortir le nez de WordPress puis ensuite utiliser certaines fonctions natives ou apportées par le plugin Yoast SEO.

    Étape 1 : connaître sa cible 

    Pour produire du contenu de qualité, le plus important va être de connaître sa cible. C’est à dire qu’il faut comprendre leur besoin et s’attacher à y répondre.

    Étude de la cible
    Peut-être que votre cible consulte votre site depuis son lit !

    Imaginons que vous vendez des pâtisseries au travers de votre site. On peut émettre l’hypothèse que le besoin de vos internautes va être de commander des produits avec lesquels il pourra se régaler.

    En tout premier lieu, il va falloir lui donner envie d’acheter vos produits et non ceux d’un concurrent. Nous devons donc répondre aux questions conscientes et inconscientes de vos internautes :

    • Les pâtisseries sont-elles faites maison ?
    • Est-ce que je vais prendre plaisir à déguster les produits ?
    • Les ingrédients sont-ils bio ?
    • Qui est-ce qui cuisine ?
    • Les conditions d’hygiène sont-elles respectées ?
    • Y’a-t-il des versions sans gluten ?
    • Y’a-t-il des allergènes ?
    • Si je veux essayer de reproduire les recettes chez moi, sont-elles à disposition ?
    • Comment se passe le paiement ?
    • Comment se déroule la livraison ?

    Il y a probablement d’autres questions mais cela fait déjà une belle liste. Et bien dans votre contenu (texte, image, vidéo,…) il vous faudra répondre à ces questions.

    Là j’ai utilise une méthode intuitive : je me suis mis à la place du client final et j’ai essayé de me poser les questions qu’il se poserait. C’est toujours mieux que rien.

    Mais l’idéal reste encore de demander directement à votre cible ce qu’elle en pense. Il faudra pour cela passer par une étude de marché (qualitative puis quantitative) mais ce n’est pas là l’objet de cette conférence.

    Bref, à la sortie de l’étude vous aurez une vision des problématiques de vos futurs clients et vous pourrez réfléchir à comment y répondre par votre contenu.

    Quel est le but à tout ça ? S’assurer que l’on réponde bien au besoin. Et dans ce cas, on sera sûr de faire du travail de qualité.

    ÉTAPE 2 : Utiliser Les bons mots clés 

    Une fois que l’on connaît l’audience, on peut se plonger dans les mots clés et les expressions clés. Cette étape va permettre de déterminer comment notre cible va arriver sur notre site internet.

    Alors c’est une étape qui peut également se faire en amont de l’étude de marché. Elle permettra ainsi de déceler les volumes de recherche, un indicateur clé sur internet qui nous permet d’évaluer l’intensité de la demande.

    Mots-clés autour de la pâtisserie
    Pour trouver les bons mots-clés il faudra mettre la main à la pâte !

    C’est à dire que si vous avez 100 personnes qui recherchent « patisserie en ligne » tous les mois et 5000 qui recherchent « livraison à domicile de patisserie », vous aurez une piste intéressante.

    Cela veut aussi dire qu’il y a plus de personnes qui se projettent dans la façon dont ils vont récupérer leur commande, plutôt que de la manière dont ils vont trouver les produits.

    La conséquence pour vous sera de mieux vous positionner puis de choisir les meilleurs mots-clés à utiliser sur votre site.

    Le but de cette étape est donc de se diriger là où il y a le plus de volume. Sauf dans le cas où la concurrence est trop rude. Alors on essaiera peut-être de regarder des mots-clés moins concurrentiels, ce qui pourrait influer là encore sur le positionnement final.

    Je vous conseille plusieurs outils pour procéder à cette étude lexicale :

    • l’outil de planification des mots clés Adwords. Vous pouvez gratuitement ouvrir un compte pour y accéder, sans pour autant lancer de campagne payante même s’il faut renseigner un numéro de carte bleue. Vous pourrez y trouver les mots-clés les plus utilisés accompagnés des volumes de recherches mensuelles puis de données spécifiques à Adwords. La concurrence et l’enchère suggérée ne concernent pas votre travail de référencement naturel mais seront de bons indicateurs si vous voulez faire du référencement payant.
    • Insight, édité par Yooda. Cet outil va vous permettre de voir les volumes de recherche des mots-clés là aussi, de vous en suggérer de nouveaux ou encore d’étudier les sites concurrents et les mots-clés qu’ils utilisent. Avec un compte gratuit vous serez un peu limités mais vous aurez déjà accès à beaucoup de données. Son processus d’inscription étant moins lourd que celui d’Adwords, je vous invite à essayer Insight en premier.
    • UberSuggest vient se brancher sur Google Suggest, la fonctionnalité qui vous propose de finir vos requêtes sur Google. Vous savez, vous commencez à taper « référencement » et Google vous propose alors « référencement naturel », « référencement google », « référencement payant » ainsi de suite… Et bien Übersuggest vient faire la même chose mais en extrayant le plus de données possibles. Essayez-le et vous aurez beaucoup d’idées de mots-clés (vérifiez les volumes tout de même avec Insight ou Adwords).
    • Google Trends est un autre outil intéressant qui vous permettra d’avoir une vue macro-économique. Par exemple, est-ce que les internautes utilisent plus le terme « référencement » ou « seo » ? Et bien vous pourrez le savoir en faisant une étude des deux termes. Quel est le CMS qui intéresse le plus les internautes en ce moment : WordPress, Joomla ou Wix ? Là encore vous pourrez le savoir ! Grâce à la quantité de données dont dispose Google, ils sont en mesure de nous donner un aperçu du marché.
    Évolution de l'intérêt pour WordPress
    Quel est le CMS parmi ces 3 qui est le plus recherché ? – Google Trends
    Évolution de l'intérêt pour le référencement
    Vaut-il mieux miser sur « référencement » ou « seo » ? – Google Trends

    Si tout se passe bien, vous sortirez de cette étude avec une belle liste de mots-clés qui décrivent votre projet. Mais attention, je vous invite à taper vous-même les expressions clés que vous aurez repéré, afin de vous assurer de l’intention de recherche.

    En effet, la requête « recette de patisserie » va surtout renvoyer des résultats éditoriaux : les internautes sont là pour faire des gâteaux chez eux. Ils ne veulent pas acheter, il serait dommage de vouloir se positionner sur une requête aussi compétitive si le but de votre site est de vendre.

    Alors comment savoir quelle est l’intention de recherche ? Et bien tout simplement en regardant quels sont les résultats de recherche, requête par requête. Si vous trouvez des requêtes où tous vos concurrents sont là, c’est probablement qu’il y a quelque chose à faire !

    C’est bon, nous avons nos expressions-clés. Maintenant, comment va-t-on les utiliser sur notre site ? En commençant par l’architecture de contenu.

    ÉTAPE 3 : Faire une architecture de contenu optimale

    Suite aux deux premières étapes, vous devriez avoir :

    • Un inventaire de tout ce que vous voulez dire sur votre site
    • Des expressions-clés qui sont porteuses de trafic

    Il va maintenant falloir lier ces deux éléments grâce à l’architecture de contenu de votre site.

    Architecture de contenu
    Il faudra classer vos contenus comme dans une librairie

    Pour cela, il y a quelques règles / bonnes pratiques à respecter pour maximiser vos résultats :

    • Un mot-clé ou une expression-clé = une page de votre site ;
    • Si ce sont des variations ou des synonymes très proches, on peut les mettre sur une seule page ;
    • La page d’accueil de votre site a beau être la page la plus importante, il ne faut pas pour autant s’en servir pour viser des mots-clés compétitifs. Elle viendra plutôt viser votre marque ;
    • Attribuez plutôt vos mots-clés et expressions phares aux pages de niveau 1 ;
    • Et utilisez les mots-clés et expressions qui ont moins de volume pour des pages de niveau 2 ou des pages complémentaires ;
    • Retranscrivez les relations hiérarchiques entre vos mots-clés au travers de pages parent / enfant.

    Bon d’accord c’est plutôt abstrait. C’est pourquoi je vais vous livrer la structure que j’ai longtemps utilisé. J’étais prestataire WordPress et je vendais plusieurs services, j’ai donc regroupé mon offre en sous-groupes afin de faire une architecture optimale. La voici :

    • Page d’accueil (visait le terme « Nicolas Richer »)
      • WordPress (niveau 1)
        • Création de Site internet (niveau 2)
        • Refonte de Site internet
        • Création / Refonte de Blog
        • Audit de site
        • Maintenance
      • WebMarketing
        • Référencement Naturel
        • Référencement Payant
      • Formation
        • WordPress Débutant
        • WordPress Avancé

    Je ne vous livre là que la partie « facile » de mon site mais si vous regardez les slides de la conférence, vous pourrez voir la carte heuristique que j’ai utilisé lors d’une précédente refonte de mon site.

    Je vous conseille d’ailleurs l’utilisation d’un outil de MindMap : il vous permettra de représenter graphiquement vos idées. Vous aurez ainsi une vision d’ensemble du projet et votre créativité sera stimulée.

    Maintenant que vous avez votre architecture, vous devez à peu près savoir ce que vous allez écrire dans chaque page… Alors c’est parti, vous pouvez commencer à rédiger et créer les pages correspondantes sous WordPress.

    Maintenant, le travail d’optimisation va commencer. En effet, on va faire en sorte que les moteurs de recherche comprennent bien ce que l’on a voulu faire. Pour cela, il va falloir mettre les bons mots aux bons endroits.

    Et je vais vous faciliter la tâche en séparant le contenant du contenu. C’est une terminologie que j’ai sorti de mon chapeau : ne vous étonnez pas si ce ne sont pas ces termes qui sont employés ailleurs sur le web.

    ÉTAPE 4 : Optimiser le contenant

    Le contenant est pour moi le « support » du contenu. C’est à dire que c’est un réceptacle : une page HTML qui est notamment définie par une URL et des métadonnées. Ce sont justement ces éléments que l’on va optimiser.

    Optimiser le contenant

    L’URL doit être courte et descriptive

    Elle doit indiquer de façon claire ce que l’internaute va consulter comme contenu. Dans vos réglages WordPress (Réglages > Permaliens), on vous conseillera d’utiliser le plus souvent le paramètre Nom de l’article (%postname%).

    En effet, plutôt que d’avoir une adresse du type votresite.com/?p=31 vous aurez votresite.com/a-propos/. Non seulement c’est plus « joli » mais surtout il n’y a pas de tromperie possible : l’internaute sait où il va arriver en cliquant sur un tel lien.

    Idéalement, vous n’aurez pas plus de trois mots dans votre URL, tout en veillant à retirer les mots de liaison. C’est à dire que si vous souhaitez avoir l’adresse de la page qui va parler de la qualité de vos matières premières, vous pourrez faire votresite.com/qualite-matieres-premieres/ plutôt que votresite.com/la-qualite-de-nos-matieres-premieres/.

    L’URL étant paramétrée, nous allons nous attaquer aux métadonnées de la page. Mais vous ne pourrez pas les modifier si vous n’utilisez pas une extension supplémentaire. C’est pourquoi je vous recommande l’utilisation de Yoast SEO.

    Après installation et activation du plugin, vous aurez une zone Yoast SEO juste en dessous de la zone d’édition de votre article ou de votre page. Vous pourrez y modifier le mot-clé principal, le titre SEO et la méta description. C’est pourquoi nous allons les passer un par un.

    Le mot-clé principal ne sert à rien pour le référencement

    Je me permets d’être aussi catégorique pour m’assurer que mes propos ne soient pas ambigus. Si vous mettez un mot ou une expression-clé dans ce champ, les internautes ou les moteurs de recherche ne le verront pas.

    C’est juste une manière pour le plugin d’aller calculer, au travers de plusieurs critères, l’optimisation de votre page pour ce mot-clé. D’ailleurs si vous allez dans l’onglet Analyse de page après avoir renseigné un terme, vous verrez les critères que l’extension utilise.

    Mais si vous essayez d’optimiser votre contenu en vous basant sur ces critères, il y a de fortes chances que votre texte devienne artificiel. Vous n’utiliserez du gras que sur votre mot-clé principal, vous le placerez dans tous les intertitres possibles, le répéterez à foison… C’est pourquoi je vous invite à jouer avec cette fonction une ou deux fois (pour comprendre comment ça marche) mais après, passez-vous-en !

    C’est en rédigeant de façon naturelle et sans regarder cet indicateur que votre contenu sera de bonne qualité.

    Le titre SEO doit contenir votre mot ou expression-clé phare

    C’est en réalité la Meta Title de la page, le titre bleu que vous voyez dans les résultats de recherche des moteurs de recherche. Elle est très importante pour deux raisons :

    • C’est la donnée on-page la plus importante pour les moteurs de recherche ;
    • C’est la porte d’entrée la plus utilisée pour accéder à votre contenu.

    Pour les moteurs de recherche comme pour les internautes, cette balise sera cruciale. C’est pourquoi il va falloir réussir à l’optimiser pour ces deux cibles.

    Pour ce faire, il vous faudra tout d’abord respecter une règle de longueur. Celle-ci n’est pas définie par un nombre de caractères mais par une taille en pixels. C’est à dire que certaines lettres sont plus larges que d’autres et les majuscules seront naturellement plus grosses.

    Il m’est donc impossible de vous donner un nombre de caractères maximum à utiliser. Cependant on peut partir du principe que si vous restez entre 55 et 60 caractères, vous aurez les plus grandes chances que votre titre ne soit pas tronqué à l’affichage.

    Mais si vous voulez vous éviter ce type de problème, il vous suffit d’entrer votre titre dans la zone Titre SEO de Yoast. L’extension viendra calculer en temps réel la taille à l’écran et vous verrez dans l’aperçu de l’extrait une prévisualisation du résultat final.

    Ainsi donc, il vous faudra respecter cette première règle de longueur si vous voulez rédiger un bon titre à votre page. Attention cependant, vous pouvez très bien avoir un titre que vous entrez dans l’interface classique de WordPress (qui deviendra le H1 de votre page) et un titre SEO différent.

    C’est d’ailleurs pratique courante : on va sciemment faire deux versions différentes. La balise Meta Title sera un titre court, optimisé autour de votre mot-clé cible et la balise de titre H1 sera une version alternative, qui favorisera les synonymes et sera éventuellement plus descriptive.

    Vous remarquerez d’ailleurs que c’est ce qui a été fait pour ce compte-rendu :

    • Le mot-clé cible est « contenu seo« , il y a 50 requêtes mensuelles.
    • Le titre (H1) est « L’importance du contenu pour le référencement« . Je suis obligé de garder une certaine similarité avec le nom de la conférence mais j’en profite pour utiliser le mot « référencement » plutôt que « seo » afin de varier et introduire un synonyme.
    • La Meta Title est « Comment rédiger du contenu SEO ?« . Ici je fais exprès de mettre les mots « contenu » et « seo » côte à côte pour bien viser mon expression-clé. Le titre SEO est également rédigé de telle sorte que c’est une question, elle doit faire écho à ce que recherchent les internautes. À moi d’y apporter une réponse concrète dans mon article pour ne pas décevoir la personne qui aura cliqué sur le lien de mon site.

    Il ne nous reste plus qu’à nous occuper de la méta-description et nous aurons fini le contenant.

    La méta-description doit donner envie de lire votre contenu

    Contrairement à la méta Title où l’on doit placer notre mot-clé pour les moteurs de recherche, il y a ici une différence énorme : la méta description ne sera pas prise en compte pour le référencement.

    Enfin, c’est la version courte que je vous donne là. Il est vrai que cela ne vous apportera pas de bonus si vous placez à nouveau votre mot-clé dans la description. Mais il y a toutefois des conséquences positives à la rédaction d’une bonne méta description.

    Et cela repose sur le fait que les moteurs de recherche vont favoriser les sites qui ont le plus fort taux de clic dans les pages de résultats. Pour le comprendre c’est assez simple, il suffit de se mettre à la place de Google.

    Vous affichez 10 résultats pour une requête donnée. Vous avez à votre disposition des quantités phénoménales de données qui vous permettent de prédire le nombre de personnes qui cliqueront sur le résultat numéro 1, sur le 2, le 3…

    Maintenant que se passe-t-il si la majorité des internautes ne cliquent que très peu sur le premier résultat mais vont préférer le troisième ? C’est un signal fort : cela veut dire que le contenu N°3 répond mieux aux attentes que le premier.

    Or la mission des moteurs de recherche est de répondre aux requêtes de ses utilisateurs avec la meilleure réponse possible. Ainsi, avec l’aide d’autres données, il seront en mesure de faire monter graduellement le troisième résultat tout en testant continuellement les taux de clic.

    Ils voudront s’assurer que ce nouveau classement répond toujours au besoin des internautes.

    C’est pourquoi votre mission va être de rédiger une méta description qui va attirer les internautes vers votre contenu. Il faut qu’elle soit originale, qu’elle donne envie, qu’elle fasse un « teasing » de votre article ou votre page.

    Vous n’aurez que 156 caractères pour le faire alors trouvez les mots qui auront le plus d’impact et qui vendront au mieux votre contenu.

    Nous en avons fini avec l’optimisation du contenant, nous allons maintenant pouvoir passer au contenu.

    ÉTAPE 5 : Optimiser le contenu

    Nous avions un réceptacle, il est maintenant temps de s’occuper de ce qu’il y aura dedans.

    Et je vous le disais en introduction : le contenu représente tout ce que vous allez mettre dans votre éditeur WordPress. Ce sera aussi bien le texte que les médias qui l’accompagnent.

    Optimiser le contenu

    Cependant, il ne suffit pas de faire de la quantité pour parler « d’optimisation ».

    La richesse du texte est primordiale

    Il y a certains préjugés que l’on aimerait voir enterrés à jamais. Le mythe du 300 mots minimum en fait partie.

    En effet, c’est une vieille légende en référencement comme quoi un contenu ne serait pris en compte qu’à partir d’un certain seuil. C’est à dire qu’en dessous de 300 mots, les moteurs de recherche ignoreraient tout simplement vos écrits.

    Et quelque part c’est logique : êtes-vous en mesure d’apporter la meilleure réponse possible à un internaute si vous écrivez seulement 100 mots ?

    Si vous êtes un site de dictionnaire et que vous donnez des définitions courtes, oui. Mais dans beaucoup d’autres cas, il est très difficile de balayer un sujet en dessous d’un certain seuil. Maintenant où se situe-t-il ? La réponse va varier selon les secteurs.

    Il n’y a qu’à voir ce compte-rendu que vous lisez : il me faut 5 000 mots minimum pour vous parler du contenu seo. Et le secret est bien là : il s’agit de traiter un sujet de façon approfondie pour répondre au besoin de vos internautes.

    Vous vous souvenez de la connaissance de votre cible dont on parlait en première partie ? Et bien c’est surtout maintenant qu’elle entre en jeu. À vous de savoir si vous vous adressez à des débutants ou des personnes qui connaissent déjà le sujet . Cela vous permettra de trouver l’angle avec lequel vous pourrez attaquer le thème de votre prochain article.

    Les moteurs de recherche aiment les contenus de qualité, on l’a dit. Mais la qualité est subjective : nous n’aurons pas le même avis vous et moi en regardant une même page. Alors dans le pire des cas, regardez ce qu’a fait la concurrence.

    Ont-ils été plutôt bons ou mauvais dans leur traitement du sujet ? Dans la présentation de l’offre ? Que pourriez-vous faire afin de produire une ressource meilleure que la leur ?

    Vous n’aurez pas pour autant la clé d’un contenu de qualité mais vous aurez tout de même de quoi produire un meilleur contenu. Et c’est déjà un pas dans la bonne direction.

    La qualité va ainsi être jugée par des statistiques comportementales mais également par des critères algorithmiques sémantiques. Google va notamment regarder le champ lexical que vous utiliserez et saura prédire s’il est pertinent et cohérent.

    Alors veillez à écrire du bon contenu en vous concentrant sur un seul sujet et vous aurez déjà une piste pour faire du contenu de qualité.

    Le titrage et l’intertitrage viennent structurer un texte

    Par défaut, le titre d’un article ou d’une page dans WordPress devient le titre de niveau 1 d’une page, appelé aussi H1.

    En effet, il existe des balises de titre en HTML qui vont de 1 à 6. Leur rôle est de créer des parties dans vos textes, de la même manière qu’on aurait pu le faire lors d’une dissertation :

    • H1 = Titre de la dissertation
      • H2 = Thèse
        • H3 = Premier argument
        • H3 = Second argument
      • H2 = Antithèse
        • H3 = Premier contre-argument
        • H3 = Second contre-argument
      • H2 = Synthèse

    Cette structuration de vos écrits va donner de précieux indices aux moteurs de recherche quant à la façon dont vous allez traiter le sujet. Il est également question de donner plus de poids aux mots que vous mettrez à ces emplacements.

    N’allez pas pour autant suroptimiser vos textes ! Déroulez votre plan naturellement mais sachez que si vous ré-utilisez votre expression-clé dans un titre, cela confirmera aux moteurs de recherche le sujet que vous traitez.

    Les médias viennent assaisonner votre contenu

    Un article ou une page qui est dépourvue d’illustrations devient vite monotone et va faire partir vos internautes. En effet, ces derniers sont là pour consulter votre contenu mais il vous faudra faire des efforts pour le rendre le plus digeste possible.

    La notion de « beau » entre même en jeu : notre cerveau aime être diverti. C’est pourquoi la lecture d’un article qui aura une belle mise en forme, sera aéré et dont le rythme sera ponctué de médias sera bien plus agréable.

    Et le média le plus classique sera tout simplement une image. Qu’elle vienne juste illustrer ou compléter des propos grâce à un schéma ou une infographie, elle aura le même effet : casser la monotonie de la page.

    Il en sera de même pour une vidéo ou un fichier audio. Mais attention avec ces derniers : leur consultation est bien plus compliquée. En effet, l’internaute devra se concentrer plus intensément sur votre contenu dès lors qu’il y aura du son ou des images en mouvement.

    Autant cela peut être très bien lorsque votre audience peut consulter votre contenu au calme, autant ce sera gênant s’ils ont l’habitude de vous lire dans les transports en commun. C’est donc à double tranchant.

    Mais dès lors que vous produisez ou récupérez des médias de qualité (là encore), l’expérience que vous proposez à votre audience monte en gamme. Et vous vous rapprochez donc du contenu « parfait » pour qu’ils soient satisfaits.

    Un dernier mot sur les médias tout de même, ils viennent rajouter des données lexicales que vous le vouliez ou non.

    Tout d’abord, il y a les données que vous pouvez indiquer :

    • Le nom du fichier, du style « infographie-seo-contenu.jpg »
    • La balise « alt » des images, qui doit donner une description du média aux personnes malvoyantes (pour des raisons d’accessibilité). Cette balise est importante : les moteurs de recherche vont s’en servir pour essayer de comprendre votre média.
    • La légende que vous ajoutez aura également du poids.

    Mais il y a d’autres données que les moteurs de recherche vont comprendre, même si certaines pistes ne sont pas encore prêtes aujourd’hui :

    • Dans le cas d’un embed, les moteurs de recherche vont pouvoir piocher dans la page « source » des informations. Ce sera par exemple le titre, la description et les statistiques d’une vidéo Youtube.
    • Avec la reconnaissance de caractères (OCR), les moteurs de recherche pourront « lire » le contenu d’une image. S’il y a du texte par exemple.
    • Il sera également bientôt possible de reconnaître les éléments d’une image : les moteurs de recherche sauront distinguer un chat d’un chien.
    • Il en va de même pour la vidéo (à terme) : l’intelligence artificielle saura comprendre le mouvement et la signification du langage corporel.
    • Pour finir, la reconnaissance vocale est déjà un peu présente. On la retrouve dans les sous-titres automatiques de Youtube mais on peut se douter qu’elle est appliquée à tout fichier audio que vous utiliserez.

    Ces dernières pistes sont quelque peu futuristes, c’est sûr. Mais même si elles ne sont pas à 100% opérationnels aujourd’hui, vous pouvez être sûr qu’elles le seront demain. Alors autant y porter attention dès maintenant.

    L’ergonomie et le design viennent jouer sur votre crédibilité

    J’en ai déjà parlé plus tôt : la « beauté » d’une page web va influer sur le plaisir qu’elle procure lors d’une consultation. Mais ce n’est pas tout.

    L’ergonomie et le design vont venir différencier un site amateur d’un site professionnel ; un contenu écrit à la va-vite d’un vrai travail de recherche. C’est pourquoi vous devez y prêter attention.

    Commençons par l’ergonomie dans un premier temps : c’est elle qui va permettre à tous vos internautes, peu importe leur appareil de lecture, d’accéder convenablement à votre contenu et de le consommer facilement.

    Il y a même une notion de confort : les informations recherchés sont facilement accessibles, la lecture est aisée et tant qu’à faire, votre site est responsive. C’est à dire que votre internaute pourra tout aussi bien consulter vos articles depuis un mobile ou un ordinateur de bureau.

    Le texte sera facilement lisible, il sera aisé de laisser un commentaire, de retourner sur la page d’accueil en cliquant sur le logo, de trouver la page de contact… Tout autant de bonnes pratiques qui rendront la navigation sur votre site agréable.

    Le design a lui aussi un rôle à jouer, surtout du côté de votre crédibilité. Et là il n’y a pas de secret : on ne s’improvise pas webdesigner ou graphiste.

    En réalité, l’utilisation de thèmes gratuits ou premium est sensé permettre à tout le monde d’avoir déjà une apparence quasi-professionnelle. Mais là où le bât blesse c’est que beaucoup vont vouloir personnaliser les couleurs, les polices, les images… Et c’est à ce moment que l’on bascule du côté amateur.

    Voici d’autres exemples qui peuvent trahir un manque de connaissances en design :

    • L’utilisation de multiples couleurs, sans respecter de charte graphique ;
    • L’utilisation d’images en tant qu’éléments de navigation ;
    • La sur-utilisation de widgets (quand souvent 1 ou 2 peuvent suffire) ;
    • L’intégration d’images étirées, pixélisées ou avec un watermark (tatouage numérique en français).

    Mais ce n’est pas tout, il y a également une notion de tendance qui peut jouer un rôle. On peut facilement voir d’un coup d’oeil si un thème est sorti il y a 5 ans ou le mois dernier. Malgré tout, il y a une certaine uniformisation qui se met en place et on peut très bien faire un site crédible aujourd’hui avec un thème gratuit.

    Les statistiques comportementales vous trahissent

    Google dispose de volumes de données tels, qu’il peut évaluer la qualité d’un contenu mieux que personne. Et un point de vue intéressant va être d’observer le comportement de l’utilisateur sur votre site :

    • Après avoir cliqué sur votre lien dans les résultats de recherche, reste-t-il ?
    • Ou bien revient-il en arrière parce que votre site ne lui convient pas (pogosticking) ?
    • Reste-t-il longtemps à consulter votre contenu ?
    • Va-t-il plus loin dans sa navigation ?

    Ce sont tout autant de données que Google peut obtenir grâce à ses outils (Search, Analytics et même Chrome) et qu’il va interpréter pour voir si ce que vous avez produit répond au besoin des internautes.

    C’est pourquoi un site qui reste en première position dans les résultats de recherche ne l’est pas innocemment : les internautes en sont satisfaits.

    Il faut un savant mélange d’optimisation technique, de contenu et de popularité pour grimper dans la première page de résultats. Il faut être d’autant plus bon pour aller dans le top 3.

    Mais pour rester 1er ? Il faut vraiment que les internautes soient satisfaits du contenu qui leur est proposé.

    Sur ce, il me reste un dernier point à vous expliquer afin que vous ayez une bonne vision d’ensemble des efforts à fournir pour avec un contenu de qualité en référencement.

    ÉTAPE 6 : lier le contenu avec un bon maillage interne

    Le maillage interne c’est en fait l’intégralité des liens hypertextes qui lient les pages de votre site. On ne parle pas des liens externes mais bien de tous ceux qui permettent à un internaute de naviguer d’une page à une autre.

    Navigation et maillage interne
    Vos internautes ont-ils besoin d’un plan pour naviguer dans votre site ?

    On va notamment les retrouver :

    • Dans les menus de votre site ;
    • Au sein même de vos contenus ;
    • Dans vos widgets, éventuellement.

    Et ces liens vont avoir deux rôles :

    • Créer un parcours utilisateur cohérent et efficace ;
    • Distribuer le PageRank de votre site.

    Commençons par le sujet moins technique : le parcours utilisateur. On retombe là sur des notions d’ergonomie puisqu’il s’agit de permettre à vos internautes de naviguer facilement d’une page à une autre.

    Il faut donc se mettre dans la peau de vos utilisateurs et anticiper leur besoin. Il faudra pour cela mettre certains liens dans le menu principal pour qu’ils soient toujours accessibles. Mais il faudra aussi faire des liens entre les pages et les articles, pour que cela soit intéressant pour vos internautes.

    Par exemple, je peux vous inciter à vous abonner à la newsletter, à nous contacter ou à consulter un compte-rendu précédent. Et je vais mettre les liens en conséquence.

    Mais dans le cas d’un site où vous proposez vos services, par exemple, il ne faudra pas hésiter à mettre des liens proéminents qui amèneront votre internaute jusqu’à la page de contact.

    Si l’on suit le raisonnement de votre utilisateur,

    1. Il s’informe sur votre offre de services ;
    2. Il va s’intéresser à un service en particulier ;
    3. Le comparer à vos concurrents ;
    4. Puis il va vous contacter s’il est intéressé.

    À vous de comprendre comment l’utilisateur va fonctionner pour lui proposer, au travers de vos liens, les ressources les plus pertinentes et les actions qu’il peut faire pour avancer dans son processus de décision.

    Pour finir, il nous faut aborder le maillage interne d’un point de vue plus technique : il vient distribuer le « jus » SEO qu’apportent les liens externes.

    Pour cela, il faut d’abord s’intéresser à la notion de PageRank. C’est un des piliers des algorithmes de Google, un des tous premiers brevets déposés par les fondateurs Sergey Brin et Larry Page.

    Ce PageRank nous dit que chaque site internet dispose d’un potentiel de référencement. Lorsqu’il fait un lien vers un autre site internet, il fait un vote de popularité, qui va transmettre une portion de ce potentiel.

    Ce « jus » transmis va arriver sur une page précise du site visé puis sera distribué en plus petites proportions via le maillage interne.

    Admettons que ma page d’accueil reçoive un lien qui apporte un potentiel de 5 unités. Et j’ai 4 liens internes vers d’autres pages de mon site.

    On peut alors dire que la page d’accueil va garder 1 unité puis transmettre 1 unité par lien, sur les 4 pages liées.

    Attention, ce n’est là qu’un exemple simplifié pour que vous compreniez le principe, rien de plus.

    Et je vous ai parlé ici d’une répartition par le maillage interne mais en réalité, elle se fait également par le maillage externe : tous les sites que vous liez seront affectés par ce potentiel accru que vous aurez.

    Conclusion

    Vous l’avez vu dans cet article, il a beaucoup été question de penser à votre cible et à vos utilisateurs avant tout. C’est là la clé de la qualité.

    Mais c’est aussi ce qui distingue les sites naturels des sites qui sentent le référencement artificiel à plein nez.

    Alors si vous voulez que vos efforts en SEO portent leurs fruits, pensez d’abord à vos utilisateurs !

     

    https://fr.slideshare.net/nicolasricher/referencement-contenu-wordpress

  • Trouver le thème premium idéal

    Trouver le thème premium idéal

    Lors de cette conférence, j’ai souhaité proposer ma méthode pour trouver le thème premium qui sera adapté à votre projet. Et le terme « adapté » veut en réalité dire plusieurs choses :

    • Il vous permettra de commencer et finir votre projet,
    • Il conviendra à vos besoins,
    • Il pourra faire en sorte que vous n’ayez pas à changer de thème pendant au moins deux ans.

    Ce qui n’est pas forcément gagné lorsque l’on écume pour la première fois les places de marché et les boutiques de thèmes WordPress…

    Alors voici une introduction aux thèmes puis la méthode que j’utilise pour ne pas me tromper !

    Les 4 familles de thèmes

    Et avant de vous faire part de la méthode, il me faut commencer par une classification des « familles » de thèmes qui existent. Elles sont au nombre de 4 :

    • Les thèmes gratuits : ils proposent le minimum de fonctionnalités et sont disponibles sur le répertoire officiel WordPress.
    • Les thèmes Premium : ils sont payants, des sites comme Themeforest en proposent un certain nombres. Ils sont, en théorie, plus fiables, propres et proposent un support.
    • Les frameworks, sont des “thèmes parents”. Ils servent de base pour créer son propre thème au travers d’un thème enfant.
    • Les thèmes sur-mesure, il s’agit de créer de zéro son propre thème.

    En fonction de notre niveau de compétence en développement, nous nous tournerons plus facilement vers l’une ou l’autre des familles. Le budget du projet ou du client est également un point important à prendre en compte.

    Par ordre de facilité, voici les choix qui seront les plus courants :

    1. un thème premium,
    2. un thème gratuit,
    3. un framework de thème,
    4. du sur-mesure.
    Familles Thèmes WordPress

    N’étant pas développeur, je n’ai pas spécialement le choix. J’ai beau m’être familiarisé avec le HTML et le CSS, le PHP ça ne passe pas. C’est un métier à part entière. C’est pourquoi je vais toujours me tourner vers des thèmes pour lesquelles je n’aurais pas à rajouter des fonctions.

    Pourquoi utiliser des thèmes premium ?

    Ce choix est réfléchi : les développeurs qui les créent ont pour but de gérer une entreprise pérenne. Pour cela, ils vont avoir besoin de se différencier, de faire un travail de qualité, de proposer du support. Ce qui ne sera pas le cas des thèmes gratuits par exemple.

    Le fait qu’ils aient besoin de faire le meilleur travail possible m’assure (la plupart du temps) qu’en utilisant leurs ressources j’en aurai pour mon argent. Je peux donc me fier à leurs produits pour créer mes sites et ceux de mes clients, sans craindre des bugs qu’il me serait impossible de corriger seul.

    Cet aparté étant terminé, il est temps de reparler de la méthode de recherche. Mais avant cela, il me faut préciser qu’il existe déjà une aujourd’hui, celle d’Alexandre Bortolotti, connu pour son site WPMarmite (anciennement WP Themes Pro).

    La méthode pour trouver le thème premium idéal

    Il propose la méthode SDF (Structure, Design, Fonctionnalités) pour trouver son thème idéal. Mais je trouve que son processus peut être améliorée, d’où ma contribution pour créer la méthode EMPIR.

    C’est l’acronyme de :

    • Entité (structure, marché, vision)
    • Marque (marketing, charte, valeurs)
    • Projet (contenu, fonctionnalités, maquettes)
    • Inspiration (flâner, remettre en cause ses idées)
    • Recherche (critères de choix)
    https://twitter.com/nihon_rafy/status/463736883286376449

    E pour Entité

    On ne va pas pouvoir utiliser n’importe quel thème de façon identique par rapport au client que l’on a face à nous. Il va falloir s’intéresser à l’entreprise / l’association / le particulier pour le comprendre, le situer dans un marché et anticiper ses besoins.

    Réunion de brief
    Comment définissez-vous le client que vous avez en face ?

    Cette première réflexion va nous permettre d’avoir toutes les cartes en main pour faire le meilleur choix possible. En effet, un client pourrait venir avec une demande pharaonique quand, en réalité, ses besoins sont bien moindres.

    C’est par exemple le cas d’un commerçant qui demande une plateforme de e-commerce complète pour ne finalement montrer qu’un catalogue et ne pas autoriser le paiement en ligne.

    S’intéresser à ses concurrents va être primordial pour comprendre son secteur. Peut-être que ce client est un vilain petit canard : celui qui n’a pas investi sur le web depuis plus de 10 ans. Alors même que ses concurrents sont à la pointe.

    Il faut donc savoir si l’on est là pour combler une dette de présence internet ou bien pour donner un avantage compétitif.

    Il va également être important de qualifier la « maturité web » de l’entité que l’on a face à nous. Est-ce que le client comprend les enjeux d’un site internet ? Est-il déjà présent en ligne ? Est-ce que ses précédentes expériences sur internet se sont révélées intéressantes ?

    Et pour finir, ne l’oublions pas, je vous parle d’entité mais c’est en fait une histoire de personnes. À nous de savoir qui viendra utiliser le site internet (la cible du client), qui va le mettre à jour, qui a le pouvoir décisionnaire. C’est d’autant plus important que le client ne regarde bien trop souvent que le design.

    Il va s’attacher aux couleurs (alors qu’on peut les changer), au carousel (alors qu’il vaut mieux s’en passer) ou encore à la typographie utilisée (il voudrait du Comic Sans MS). Il faudra habilement jongler entre ses goûts / ses demandes et ce qui sera le mieux pour sa cible.

    M pour Marque

    Dans la continuité, ce client a déjà des clients. Des internautes qui le suivent. Des actionnaires peut-être. Des bénévoles. Ce sont tout autant de personnes qui ont une expérience avec la marque de l’entité pour laquelle on doit travailler.

    Comprendre le marketing du client
    Comment la marque est-elle définie aujourd’hui ?

    L’enjeu va être de rester dans la continuité de ce qui se fait (ne pas changer le logo, garder la même charte…) ou bien d’en profiter pour faire évoluer les éléments qui permettent aujourd’hui de l’identifier.

    Il faudra donc s’intéresser à la présence d’une charte graphique, à l’impact que l’on aura au travers de notre création/refonte de site et des messages que le site va transmettre.

    Alors pour certains clients, ce sera déjà très balisé. On ne pourra pas faire ce que l’on veut parce qu’il y a déjà eu beaucoup de réflexions marketing en amont. Vous aurez à votre disposition un document exhaustif duquel il ne vous faudra pas vous affranchir. Mais pour d’autres, il n’y aura pas de contraintes.

    La différence viendra le plus souvent de la taille, des moyens et de la maturité de l’entreprise.

    P pour Projet

    Toujours dans la continuité, on va maintenant s’intéresser au but de cette création / refonte de site. Est-ce que c’est pour se faire connaître ? Être plus visible ? Rafraîchir l’image de marque ? Augmenter le chiffre d’affaires ?

    Réunion avec un client
    Lisez entre les lignes : comprenez les motivations de votre client

    Ce sont tout autant de questions primordiales qu’il ne faut pas oublier. D’autant plus que le client ne vous dira probablement pas le vrai but de la mission qu’il vous confie. Il vous faudra alors enquêter. Le but de ce travail : anticiper et répondre aux attentes « inavouées » du client.

    Et si vous concentrez vos efforts là dessus, vous serez sûrs de clore le contrat en beauté. Vous aurez un client ravi, qui aura compris que vous avez à coeur ses intérêts.

    Plus concrètement, l’élément le plus important qui va découler de ce but sera le contenu du site. Mettons de côté un instant le HTML, le design, WordPress et le thème… Un site internet est avant tout un support de communication. Et qui dit « communication », dit « message ».

    Ce dernier sera composé de plusieurs éléments mais ce qui va vous intéresser en premier lieu ce seront les textes. Peut-être que le client a déjà rédigé des pages de contenu. Qu’il a déjà une arborescence en tête. Et bien ces éléments vont conditionner le thème qu’il vous faudra choisir.

    En effet, si votre client est un artiste peintre qui juge que « ses oeuvres parlent d’elles-même », attendez-vous à n’avoir quasiment aucun texte de sa part. Il ne va se préoccuper que des images qu’il faudra vous fournir !

    À vous donc de trouver un thème qui sera visuel et non un thème qui favorise les zones de texte.

    L’arborescence va également vous donner une idée des fonctionnalités attendues. Pour un client immobilier par exemple, vous pourrez deviner s’il lui faut un thème « couteau-suisse » dans le cas où il a peu de biens ou un thème immobilier digne de ce nom. La différence réside surtout dans les champs disponibles pour définir un bien et le moteur de recherche avancé qui les accompagne.

    Cela vous demandera tout de même une certaine expertise. Car en effet, certaines fonctions se retrouvent dans des extensions (ce qui devrait être la norme) et d’autres dans des thèmes. À vous d’éplucher le web pour comprendre ces distinctions.

    Vous le verrez notamment au travers des « thèmes compatibles » : ils sont prêts à accueillir certaines extensions telles que WooCommerce, WPML… ce qui vous donne une idée des solutions à mettre en place.

    Pour finir, il vous faudra voir si le client vous fournit des maquettes, des zonings ou encore des gabarits. Vous saurez ainsi si vous avez un cadre à respecter (et une sélection de thème plus drastique) ou bien si vous avez carte blanche.

    À la fin de cette étape, on n’a pas réellement commencé les recherches. On a rapidement jeté un coup d’oeil aux concurrents mais pas plus. Le but étant qu’il vaut mieux affiner l’idée et le projet sans regarder ce qui se fait ailleurs.

    Cela pourrait en effet introduire des biais et vous pourriez céder à certaines tendances qui ne sont finalement pas appropriées. Alors travaillez d’abord sur l’étude du besoin puis commencez à imaginer les solutions idéales. Couchez le tout sur papier (ou ailleurs) et vous pourrez maintenant enlever les oeillères.

    I pour Inspiration

    Cette phase de la méthode est importante : elle permet de ne jamais s’asseoir sur ses acquis. En effet, on pourrait se contenter de faire notre recherche en fonction des points précédents puis se lancer à la chasse du thème parfait.

    Mais cela voudrait dire que l’on est sacrément sûr de soi. Que l’on juge être au top des tendances que ce soit en contenu ou en design. Et pour un prestataire qui fait ce travail tous les mois, cette étape devient effectivement facultative.

    Mais pour tous les autres (même moi je suis parfois rouillé), cela vaut le coup d’aller regarder ce qui se fait pour s’en inspirer afin d’améliorer le projet.

    S'inspirer dans une galerie d'art
    Attendez avant de vous inspirer : vous pourriez vous laisser influencer !

    On va donc s’intéresser à ce que font les concurrents, que ce soit en termes de ligne éditoriale, de webdesign, d’arborescence… Chose que l’on n’avait pas fait précédemment. On s’était contenté de regarder « de loin » qui étaient les autres acteurs du secteur.

    Ici donc, on va clairement faire une étude exhaustive de la concurrence. On pourra ainsi identifier leurs forces et leurs faiblesses, ce qui nous permettra de nous différencier.

    Et une fois que c’est fait, on peut passer à un secteur adjacent. Ou à un marché plutôt proche. Par exemple si vous vous intéressez au secteur des ostéopathes, vous pourriez tout aussi bien regarder ce que font les kinésithérapeutes. Vous pourrez également naviguer entre médecine générale et méthodes alternatives.

    Ainsi vous saurez comment est articulé le marché aujourd’hui sur les points graphiques, techniques… Mais peut-être que ce même marché est en retard. Que tous les acteurs sont restés bloqués aux tendances d’il y a 5 ans !

    C’est pourquoi on va maintenant regarder les tendances plus générales et vous pourrez notamment les déceler en flânant sur les boutiques de thèmes. Vous verrez peut-être que les carousels disparaissent, que la taille de police s’agrandit, que les couleurs sont vives (tendances du flat design / material design)…

    Et il vous faudra alors faire le tri. Ne cédez pas à toutes les dernières tendances juste pour être dans le coup ! Votre client n’a pas forcément besoin de remporter le prix du webdesign : il doit surtout être crédible face à sa cible.

    C’est pourquoi vous aurez du mal à proposer à un avocat d’avoir une charte rose pastel. Juste parce que c’est la mode. Lui cherchera au contraire des couleurs qui évoquent la stabilité, l’expertise et le professionnalisme.

    Listez donc toutes les nouvelles inspirations que vous avez eu, puis vérifiez leur adéquation avec le projet. Cela pourrait d’ailleurs influer sur le cadre du projet initial et vous pourriez revenir vers votre client avec des pistes intéressantes.

    Une fois que c’est fait, que vous savez clairement ce que vous voulez, il est temps de passer à la recherche de thème en elle-même !

    R pour Recherche

    Il est maintenant temps d’écumer les boutiques de thèmes indépendantes (Elegant Themes, WooThemes, StudioPress…) ainsi que les places de marché (ThemeForest) pour voir si un thème va correspondre à vos besoins.

    Recherche de thème WordPress
    Plongez enfin dans la recherche du thème parfait !

    On s’attachera d’abord à regarder à les genres de thèmes. Il y a par exemple les multipurpose, qui sont censés pouvoir faire aussi bien des sites vitrines que des blogs ou des portfolios. Mais vous pourrez également trouver des thèmes spécialisés qui seront plus adaptés pour faire un blog, une e-boutique, un portfolio ou encore un site immobilier.

    Regardez également quels sont les thèmes les plus populaires. Ceux qui font le plus de ventes. La page « Popular » de ThemeForest est un bon exemple de ce qui se vend le mieux. Mais attention : cela fait des mois voire des années que certains thèmes continuent à bien se vendre (Avada ou Enfold par exemple).

    Je vais maintenant vous donner un conseil qui, je l’espère, est périmé. Mais il vous faut vérifier que le thème est bien responsive. Qu’il adapte automatiquement son contenu aux ordinateurs, tablettes et mobiles. Normalement tous les thèmes le font aujourd’hui, c’est devenu incontournable.

    Mais si jamais vous fouillez réellement les places de marché, vous pourrez tomber sur des thèmes qui datent du début des années 2010 et qui ne seraient pas convenables.

    C’est pourquoi vous devez jeter un oeil à la date de sortie d’un thème. Mais attardez-vous encore plus sur la fréquence et la régularité des mises à jour.

    Si jamais un thème est sorti il y a deux ans et qu’il continue à recevoir du soin de la part des développeurs, cela peut-être une très bonne affaire.Mais un thème sorti il y a 6 mois, mis à jour le 1er mois seulement et depuis, plus rien ? Passez votre chemin.

    Au delà de ces considérations, vous ne voulez pas forcément être parmi les premières personnes à essuyer les plâtres. Parce qu’un thème qui sort à peine est forcément buggué. Il y aura des fonctions qui ne marcheront pas complètement, des modifications impossibles…

    Et ce sont les premiers utilisateurs qui vont devoir travailler conjointement avec le développeur pour que cela soit corrigé. Au travers du support du thème, vous pourrez reporter les problèmes que vous rencontrez. Le développeur devra alors vous répondre et mettre en place les corrections nécessaires.

    Mais tous les supports sont inégaux. Vous aurez parfois à traiter avec un développeur indépendant et parfois il y aura une équipe de 10 personnes. Pour le savoir, regardez les commentaires et les avis que le thème a reçu. Vous pouvez également vous renseigner sur le créateur du thème en regardant ses précédents travaux, les ventes qu’il a fait par le passé et les commentaires qu’il a reçu.

    Je suis presque en train de vous dire de concentrer vos premiers efforts de recherche pour trouver un développeur de thèmes, plutôt qu’un thème. Mais c’est pour une bonne raison : si jamais vous avez un coup de coeur et que le travail est de piètre qualité, vous serez déçu.

    Mais bon, considérons que vous avez trouvé des créateurs qui vous plaisent. Vous pourrez enfin vous lancer dans la recherche du thème dont vous rêvez. Vérifiez alors ses fonctionnalités, sa structure, son design, ses compatibilités avec les plugins phares et les options dont vous disposez pour le personnaliser.

    Dans la plupart des cas vous aurez un panneau de configuration dans les paramètres WordPress. Vous pourrez alors facilement changer les couleurs, le logo, la favicon… Mais la frontière entre une interface simple et une usine à gaz est parfois mince.

    Veillez donc à vous renseigner le plus possible au travers du discours de vente, de la démo du thème puis des commentaires des clients.

    À vous de jouer !

    Imprégnez-vous de cette méthode, étalez vos recherches sur plusieurs jours et n’hésitez pas à prendre votre temps. Le but est que vous puissiez développer avec certitude votre prochain site grâce à un thème qui tiendra la route.

    Le risque par contre, est que vous choisissiez une mauvais thème. Mais vous ne le saurez pas de suite !

    Vous commencerez alors votre travail d’intégration et vous verrez rapidement que vous êtes bloqué. Vous essaierez alors de faire appel au support ou encore de modifier les fichiers sources du thème. Mais peut-être que vous ne vous en sortirez pas et qu’il faudra envisager de changer de solution technique.

    Vous aurez investi du temps dans la recherche et dans le développement, sans compter le prix du thème. Et il vous faudra peut-être tout reprendre à zéro. N’en arrivez pas là.

    Voici la fin de ce compte-rendu et si vous souhaitez revoir les slides de cette présentation, elles se trouvent ci-dessous.

    PS : Et ce n’est pas fini, continuez à descendre dans la page pour voir le compte-rendu de la table ronde qui a suivi cette conférence.

    https://fr.slideshare.net/nicolasricher/trouver-theme-wordpress-ideal

    Table ronde : Quelle famille de thème utiliser ?

    Tout le monde n’utilise pas des thèmes premium. Bien au contraire, les personnes les plus compétentes en développement et en intégration les fuient comme la peste. Mais pourquoi ?

    C’était l’objet de cette table ronde : comprendre pourquoi certains ne jurent que par le sur-mesure et d’autres par du premium. On a ainsi séparé la salle en plusieurs groupes qui ont pu échanger leurs avis.

    Ainsi nous avons eu les pro-thèmes gratuits, les pro-thèmes premium et les pro-framework/sur-mesure.

    Voici leurs avis retranscris.

    Les Pro-Thèmes Gratuits

    Leurs arguments « Pour » :

    • La problématique de budget est importante. Ils ne peuvent pas investir dans un thème premium.
    • Ils nous ont également fait part d’un manque de connaissances techniques. Ils ont peur de ne pas pouvoir rentabiliser l’investissement d’un thème premium.
    • Ils n’ont pas su déceler les différences entre les thèmes gratuits et les thèmes premium. En effet, sans voir les options proposées par chacun, ils n’ont pas de points de comparaison.

    Les contre-arguments des autres groupes :

    • À leur sens, l’argument du budget est peu valable. En effet, un thème premium coûte en moyenne 50€. Alors si cela n’entre pas dans le budget, c’est qu’il n’y a pas du tout de budget pour le site !
    • On leur fait également part du manque de support, qui risque de ne pas les aider dans le développement de leurs premiers sites. S’ils rencontrent des problèmes, ils ne pourront compter que sur le temps bénévole du développeur ou de membres de la communauté.
    • Les thèmes gratuits sont la plupart du tout moins bien développés (il n’y a pas de gros enjeu commercial) et il est également possible d’y trouver plus de failles de sécurité.
    • Enfin, il est très rare de trouver un thème de bonne qualité, celui qui accrochera l’oeil et dont on ne pourra pas plus se passer ensuite.

    LES PRO-THÈMES Premium

    Les arguments “Pour” :

    • On constate rapidement un meilleur design, ils sont plus facilement “beaux”.
    • La documentation et le support sont vraiment utiles pour apprendre à personnaliser le thème.
    • Selon le budget, le développement sur mesure ou une intégration poussée grâce à un framework restent trop chers. Le thème premium est alors une bonne solution pour ne pas avoir à vendre nos services trop chers.

    Les contre-arguments des autres groupes :

    • On a beau juger les thèmes gratuits insuffisants, il ne faut pas oublier qu’il peut aussi y avoir de la mauvaise qualité dans le premium : il faut rester vigilant.
    • On est parfois surpris de constater une grande différence entre la démonstration et notre site une fois le thème installé.
    • On ne peut pas tester les thèmes avant de les acheter.
    • Certains pourraient être tentés d’essayer de télécharger des thèmes premium « crackés ». Mais la plupart du temps, leur code est vérolé dans le but d’infecter votre site. Redoublez d’attention ou passez votre chemin.

    LES PRO-Framerwork / Sur-mesure

    Les arguments “Pour” :

    • Le principal avantage est qu’il va être plus facile de s’adapter à la demande du client. D’autant plus si un webdesigner a déjà réalisé des maquettes en amont.
    • C’est du sur-mesure. Point. On peut vendre au client ce qu’il demande.

    Les contre-arguments des autres groupes :

    • Cela reste un travail plus long à réaliser (surtout lorsque l’on débute). On ne peut pas livrer un site rapidement.
    • Conséquence directe : il faut un budget plus important de la part du client.
    • Et évidemment, cela demande des connaissances techniques dont tout le monde ne dispose pas. Ce sont plutôt des personnes à profil technique qui pourront utiliser ces familles de thèmes.

    Bonus / Mots de la fin

    Certaines paroles valent le coup de rester écrites. Et justement Gwendoline (qui a fait le plus gros du travail de prise de notes) en a sélectionné quelques unes pour vous :

    • “Ma solution c’est de dire à vos clients : quel est votre besoin ? Ne parlez pas d’outils ! Parlez besoin.” – Thomas GASC
    • Regardez donc cette conférence intéressante sur les tendances du webdesign par Sébastien Desbenoit et Francis Chouquet
    • “Pour les deadlines, soyez agile. On commence petit et on ajoute au fur et à mesure.“ – Thomas GASC
  • Les 10 erreurs à éviter lorsque l’on débute avec WordPress

    Les 10 erreurs à éviter lorsque l’on débute avec WordPress

    Il nous arrive parfois de tomber sur des sites WordPress et de voir des erreurs qui nous semblent pourtant tellement évidentes. En voici quelques exemples :

    • des URLs au format « /?p=123 »
    • un /wordpress/ dans l’URL du site
    • ou tout simplement un site piraté

    Et cela tient parfois à une petite manipulation qui aurait pris 30 secondes lors de l’installation ! Entre « bon sens » et best practices, vous allez découvrir dans cet article le compte-rendu du Meetup Toulousain #2 comment éviter de faire des erreurs « toutes bêtes » mais dont les répercussions sont le plus souvent néfastes pour toute la vie du site !

    Erreur #1 : Installer son site dans un répertoire /WordPress/

    Si lorsque vous avez fini d’installer votre site, toutes vos URLs ressemblent à www.monsite.com/wordpress/ c’est que vous n’avez pas mis les fichiers du coeur comme il se doit.

    Alors oui, vous pourriez réparer ce problème au travers des réglages « Adresse web de WordPress (URL) » et « Adresse web du site » (dans Réglages > Général) mais ce ne serait qu’une rustine maladroite.

    La solution : n’envoyez pas tout le dossier dézippé qui s’appelle « wordpress » sur votre serveur mais seulement son contenu. Quitte à recommencer l’installation de votre site.

    Erreur #2 : Laisser la structure de permaliens par défaut

    Que ce soit pour le référencement ou par la facilité de compréhension par  les internautes, il faut éviter les URLs qui ressembleraient à cela : « www.monsite.com/?p=123 ». On lui préférera un format plus explicite du type « www.monsite.com/a-propos/ ».

    L’avantage est qu’en un coup d’oeil on comprend très vite sur quel page web nous allons tomber.

    La solution : dans Réglages > Permaliens, choisissez toujours le réglage « nom de l’article » (/%postname%/). C’est ce qui fonctionnera le mieux dans au moins 90% des cas.

    Erreur #3 :  Publier des pages non terminées « en construction »

    Ce problème n’est absolument pas spécifique à WordPress, vous avez probablement déjà vu de nombreux exemples sur le web. Et je ne parle pas d’ici d’une page de maintenance qui remplace l’intégralité d’un site internet le temps d’une mise à jour par exemple.

    Non, il s’agit plutôt du cas où le site est bien en ligne, vous naviguez normalement de page en page et une ou plusieurs d’entre elles ne sont pas terminées. Que ce soit pour la crédibilité du site ou pour l’indexation du contenu de votre site pour les moteurs de recherche, cette pratique n’est pas optimale.

    La solution : ne publiez pas de page tant qu’elle n’est pas terminée. Et ne faites donc pas de lien vers celle-ci en attendant. Au mieux, préparez cette page en brouillon.

    Erreur #4 : Installer et laisser des plugins que l’on utilise pas/plus

    Du point de vue de la sécurité, le coeur de WordPress est quasi invulnérable. Et en cas de faille, nous verrons le plus souvent une mise à jour automatique de sécurité (si vous l’avez laissée activée) qui viendra s’assurer que votre installation reste protégée.

    Ainsi chaque plugin ou chaque thème que vous ajoutez apporte avec lui sa probabilité de faille de sécurité. Plus vous en avez et plus les chances que l’un d’entre eux rende votre site vulnérable augmentent. Sans compter que dans certains cas les performances de votre site s’en verront réduites.

    La solution : faites le ménage parmi vos plugins et vos thèmes. Désactivez puis supprimez ceux dont vous ne vous servez pas, gardez seulement l’essentiel.

    Erreur #5 : Ne pas faire les MAJ de WordPress régulièrement

    C’est un point que l’on vient rapidement d’aborder mais qui est essentiel pour des raisons de sécurité là encore. Il existe plusieurs types de mises à jour sous WordPress :

    1. Celle du coeur de WordPress,
    2. Celles des plugins,
    3. Celles des thèmes,
    4. Celles des traductions (plus rares).

    Toutes ces mises à jour peuvent potentiellement réparer des failles de sécurité et diminuer les risques de piratage. Il est donc bénéfique d’effectuer les mises à jour régulièrement.

    La solution : faites régulièrement vos mises à jour et regardez les changelogs afin de suivre le travail des développeurs.

    Erreur #6 : Utiliser le login « admin » par défaut

    Si vous avez déjà installé un plugin de sécurité et observé les logs où l’on voit les identifiants qu’utilisent les pirates pour essayer d’entrer dans votre site, vous verrez qu’ « admin » a la côte.

    En effet, cela a longtemps été l’identifiant par défaut proposé par WordPress lors de l’installation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, heureusement.

    Si vous laissez cet identifiant, vous donnez plus de chances aux pirates de s’introduire dans votre site par force brute : ils essaieront plein de combinaisons de mot de passe très rapidement afin de « casser » la protection de WordPress.

    La solution : n’utilisez plus l’identifiant “admin” et personnalisez le nom d’utilisateur dès l’installation de WP. Utilisez votre prénom, ajoutez-y des chiffres… Faites quelque chose qu’un robot ne pourra pas deviner.

    Erreur #7 : Utiliser un mot de passe trop facile

    Dans la lignée du point précédent, avoir un mot de passe trop facile (comme les codes PIN 0000 ou 1234) ne fait que faciliter le travail des pirates. En respectant quelques règles simples vous pouvez au contraire facilement sécuriser votre installation.

    Voici quelques conseils que j’applique moi-même :

    • N’utilisez pas le même mot de passe sur tous vos services en ligne
    • Utilisez une longueur minimale de 8 caractères
    • Variez minuscules et majuscules
    • Insérez des chiffres et des caractères spéciaux

    La solution : utilisez un mot de passe unique et sécurisé !

    Erreur #8 : Ne pas faire de sauvegardes régulières

    Il arrive qu’avec une manipulation hasardeuse votre site soit « cassé ». Ou bien qu’on ait finalement réussi à vous pirater. Dans ces cas-là, il est nécessaire d’avoir des sauvegardes de votre site dans le but de ne pas avoir à tout recommencer à zéro.

    C’est une des opérations essentielles dans la sécurisation d’un site. Mais attention à bien sauvegarder les deux parties de votre site :

    • Les fichiers du site
    • La base de données

    Certains ne jureront que par des méthodes « maison » pour faire les sauvegardes, d’autres compteront sur leur hébergeur mais vous pouvez également utiliser des plugins. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le compte-rendu d’une table ronde de notre premier barcamp sur la Sécurité WordPress.

    La solution : faites des sauvegardes régulières de votre site et veillez bien à avoir vos backups ailleurs que sur votre serveur. Préférez-y un stockage distant comme un autre serveur (via FTP) ou encore Dropbox ou Google Drive.

    Erreur #9 : Garder le préfixe « WP » de la base de données

    Il s’agit là encore d’un paramètre par défaut qui, s’il n’est pas changé, va faciliter le travail des pirates.

    Lorsque l’on vous demande un préfixe pour table de base de données, ne mettez pas « wp_ ».

    La solution : personnalisez le préfixe, mettez les 3 premières lettres du site suivies d’un underscore (tiret du 8) par exemple.

    Erreur #10 : Mal utiliser les catégories et les mots clés*

    C’est probablement le point le plus compliqué à régler parce qu’il n’y a pas de solution facile. C’est un problème à la croisée de l’ergonomie, de l’architecture de contenu et du référencement.

    La gestion des taxonomies est toujours problématique est requiert des compétences en architecture de contenu : l’art de savoir organiser vos pages web d’une façon optimale.

    Et l’on voit souvent des sites avec des dizaines de catégories et des centaines de mots-clés*. Alors que leur rôle est d’améliorer la navigation, on obtient l’effet inverse. Cela devient très complexe pour les internautes et cela crée du contenu dupliqué aux yeux des moteurs de recherche. Deux éléments qui vont handicaper les performances de notre site.

    La solution : Il n’y a cette fois-ci pas de solution universelle. Cependant en suivant quelques règles vous arriverez probablement à des taxonomies efficaces :

    • 1 article = 1 catégorie (parent ou enfant),
    • 1 article = 1 à 3 mot-clé(s),
    • Un mot clé ne doit exister que s’il sera utilisé dans plusieurs articles.

    Veillez également à retirer la catégorie « non classé » qui existe par défaut.

    * les mots-clés s’appellent « étiquettes » depuis WordPress 4.2

    Erreur bonus : éviter l’erreur humaine

    Un membre de l’assistance nous a fait part de sa méthode pour sécuriser WordPress, elle s’adresse surtout aux les prestataires.

    Il s’agit de proposer un forfait de maintenance à son client afin de continuer à mettre à jour son site. Mais ce dernier n’a pas de droit d’administration sur son site, il a seulement le rôle d’éditeur. Ainsi il ne peut pas faire de mauvaises manipulations !

    On a vu que chaque plugin et chaque thème venait ajouter son lot de probabilité qu’une faille apparaisse. Il en va de même avec les humains : plus vous multiplierez les utilisateurs avec des droits d’administration et plus vous courrez le risque qu’un problème apparaisse.

    https://fr.slideshare.net/nicolasricher/les-10-erreurs-des-debutants-avec-wordpress

    Crédits photo : Si vous êtes la personne qui a pris cette photo, merci de vous manifester !

  • Quel futur pour WordPress ?

    Quel futur pour WordPress ?

    J’ai tenu cette conférence à l’occasion du premier Meetup toulousain, le 3 Mars 2014.
    Ma volonté au travers de cette conférence était de proposer ma vision de l’écosystème WordPress et de sa viabilité économique pour nous, prestataires.

    Afin de répondre à cette problématique, il faut commencer par un retour en arrière pour comprendre les motivations derrière la création de notre CMS préféré. Et les motivations « politiques » dirons-nous sont claires : il s’agit de créer une plateforme de blogging pérenne et open-source. La vision a évolué depuis (WordPress fait bien plus que du blogging) mais l’aspect « ouvert et gratuit » est toujours intact.

    Mais toute entreprise se doit de répondre à une réalité économique : il faut vivre et faire vivre ses employés. C’est pour cela que la société Automattic est née : elle a pour rôle de développer (en partie) et distribuer WordPress. Elle tire ses revenus de WordPress.com (à opposer à WordPress.org), de WordPress VIP ainsi que de l’édition et la vente de plugins complémentaires.

    Sa santé financière est belle et bien établie : cela permet de consacrer des moyens au développement de WordPress aux côtés de la communauté Open-Source. Oui, WordPress n’est pas développé que par Automattic mais par de nombreux bénévoles dans le monde entier.

    Toutes les conditions sont réunies pour que WordPress continue à être développé et la vision de son fondateur, Matt Mullenweg est on-ne-peut-plus claire : faire de son CMS un système d’exploitation web. Bref, lorsque l’on veut réaliser un projet web on installe WordPress (qui fait office d’OS) puis on ajoute des thèmes et extensions pour arriver au résultat désiré.

    Nous sommes également dans un écosystème qui mûrit : les dérives observées par le passé commencent à disparaître grâce à une réflexion au niveau mondial. Par exemple les thèmes commencent à se séparer des « fonctions » pour les mettre dans des plugins et ainsi permettre une pérennité accrue de nos projets web. Enfin, tout le monde n’en est pas encore là (coucou Themeforest !).

    Autre exemple : nous assistons à la création d’écosystèmes entiers autour de plugins particuliers. On peut citer WooCommerce (e-commerce) ou GravityForms (formulaires) qui en viennent à écraser leur concurrence et s’imposer comme les solutions phares de leur catégorie. C’est pourquoi des plugins viennent compléter ces plugins phares. On parlera alors « d’add-on ».

    La communauté grandit et mûrit elle aussi. La gratuité et la collaboration sont dans son ADN et avec le temps nous observons l’émergence de plus en plus de Meetups et de WordCamps ou d’événements indépendants.

    Et si vous souhaitez en savoir plus sur les concurrents qui se positionnent uniquement dans le blogging pour concurrencer WordPress puis mes conclusions sur l’avenir de WordPress, consultez la suite de cette conférence via le SlideShare ci-dessous.

    https://fr.slideshare.net/nicolasricher/wordpress-meetup-toulouse1futurwordpress

    Crédits photo : Olivier Gobet