
Introduction
Ce mardi 7 avril, nous nous sommes une nouvelle fois retrouvés pour échanger autour de notre CMS préféré. Après la traditionnelle présentation d’introduction pour accueillir les nouveaux venus et rappeler les actus de la communauté locale, nous sommes passés aux choses sérieuses.

La Revue du Web : le plein d’astuces
Pour ouvrir le bal, Mathias Peguet nous a proposé une revue du web très orientée « bonnes pratiques », avec des outils concrets à tester sur nos projets.
1. Maîtriser l’intégration des icônes SVG
On a tous connu cette galère : chercher des bibliothèques d’icônes gratuites, esthétiques et surtout cohérentes entre elles. Fini les Dashicons natifs de WordPress (vraiment trop limités) ou les vieux sets de Bootstrap. La recommandation de la soirée est claire : passez au format SVG. C’est vectoriel (zéro perte de qualité au zoom), ultra-léger et carrément meilleur pour l’éco-conception si c’est bien géré.
La pépite partagée ? Phosphor Icons, une mine d’or offrant plus de 9000 icônes modernes déclinables en 6 styles. Et pour contourner le blocage natif de WordPress (qui interdit l’upload de SVG pour des raisons de sécurité), on nous a chaudement recommandé l’extension SVG Block. Développée par Phi Phan, un contributeur du cœur de WP, elle assainit le code et permet d’insérer l’icône via un bloc Gutenberg natif, tout en gérant l’accessibilité (balise title). Le petit tips malin : pour ne pas scroller indéfiniment parmi les 9000 icônes, demandez à une IA de vous faire une sélection en fonction de votre thématique.
2. Des formulaires au top avec JetFormBuilder
Petit focus ensuite sur JetFormBuilder, une alternative plus récente aux mastodontes habituels des formulaires. Sa grande force réside dans sa conception : contrairement aux leaders qui gardent leur propre interface, JetFormBuilder a été pensé pour s’intégrer parfaitement à l’éditeur Gutenberg. Il met à disposition 35 blocs dédiés pour construire vos champs directement depuis votre page. Il embarque nativement de la logique conditionnelle et offre de bonnes performances côté accessibilité. Même dans sa version gratuite, il vaut largement le détour.
3. En route pour le Meetup de juin !
Enfin, on a commencé à préparer le terrain pour notre Meetup du mois de juin qui prendra la forme d’un barcamp (une table ronde collaborative). Le sujet retenu ? Les hébergeurs web. L’idée sera de mutualiser nos expériences (les succès comme les galères) pour définir ensemble les critères d’un bon hébergement. Un questionnaire a d’ailleurs été partagé dans l’assemblée pour commencer à recenser les avis et préparer le terrain. Si vous ne l’avez pas déjà fait, venez aussi y participer :

Conférence Principale : La révolution Elementor V4
Pour le plat de résistance, Sophie Caperaa (responsable du programme partenaire chez Elementor France) est venue nous exposer la nouvelle feuille de route de l’outil. Au-delà des simples fonctionnalités, le discours s’est concentré sur une volonté de transformer Elementor en un écosystème global visant à verrouiller et pérenniser la relation entre l’agence et son client.
Le virage technique : Cap sur l’éditeur V4 Sortie il y a tout juste deux semaines, la version 4 se veut une réponse aux critiques récurrentes sur la lourdeur du code. Voici ce qu’il faut en retenir sur le plan technique :
- Approche « Atomic CSS first » : Pour s’attaquer au problème du « code bloat » (le surplus de code inutile), cette V4 génère désormais un CSS beaucoup plus granulaire et optimisé. L’objectif affiché est d’obtenir des performances de chargement nettement supérieures à celles de la V3.
- Logique de Design System : L’éditeur s’éloigne du simple glisser-déposer pour imposer une structure plus rigoureuse. On parle désormais d’instanciation de variables (couleurs, typographies, espacements) et de classes CSS globales. Cela demande un travail de préparation plus important en amont, mais permet une maintenance facilitée sur la durée.
- Les Composants et le « Contrôle » : Sophie a mis l’accent sur la possibilité de transformer des éléments en composants dont on peut limiter l’édition. L’idée est de permettre au client de modifier un texte ou une image sans qu’il ne puisse dégrader la mise en page ou la structure globale du site.
Elementor One : Une offre logicielle tout-en-un L’autre grand volet de la présentation concernait Elementor One, la nouvelle licence unique qui vient unifier les multiples services lancés en 2025. Cette offre, basée sur un système de tokens mensuels, regroupe désormais :
- Image Optimizer : Pour la compression automatique des médias.
- Ali : Un assistant dédié à l’accessibilité numérique.
- Manage : Un tableau de bord pour la gestion et la mise à jour de sites en masse.
- L’IA intégrée : Capable de générer du contenu, mais aussi, plus étonnamment, de créer des blocs Gutenberg pour l’éditeur natif de WordPress.
Un nouveau modèle économique ? La vision présentée suggère un glissement de modèle : le client final souscrit à la licence Elementor One pour bénéficier des services quotidiens (IA, optimisation), tandis que l’agence garde la main technique via le programme partenaire (qui reste gratuit).
Si l’annonce de la compatibilité ascendante (la V4 ne « casse » pas les éléments V3 existants et les deux peuvent cohabiter) a pu rassurer, les échanges avec la salle ont toutefois soulevé des questions sur le coût cumulé de ces outils pour les petits projets et sur l’acceptation par les clients de ce nouveau système de licence. Une évolution qui, si elle promet plus de puissance, impose également une méthodologie de travail beaucoup plus cadrée.

Pour conclure
Ce meetup a réuni une bonne vingtaine de personnes, dont une grande partie est restée pour le traditionnel « after » en mode auberge espagnole afin de prolonger les discussions. Le sujet de la conférence principale ne fait peut-être pas consensus au sein de l’écosystème, mais il a incontestablement eu le mérite de piquer la curiosité de tout le monde.
Un grand merci à toutes et à tous pour votre présence, et à très vite pour le prochain événement !
